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Gustave GRIFFOND
27 N0V. 2OO1
II naît le 8 août 1923 à Chapelle des Bois (Haut-Doubs), au foyer de Camille et Cécile Griffond, second enfant d'une famille qui en comptera dix. Il restera tout au long de sa vie très attaché à son pays et à sa famille, qu'il quitte à l'âge de treize ans pour entrer au séminaire de Besançon.
Cet éloignement de ses racines, que sa formation en vue du sacerdoce rendait nécessaire, sera pour lui un véritable déchirement, même s'il aimait évoquer les moments forts vécus à la Maîtrise. A Besançon, Gustave a connu le bonheur d'un épanouissement intellectuel, la rencontre de camarades appréciés, mais il a aussi souffert, sans pouvoir ou oser le dire, de la faim. Quand arrivait le temps des vacances, il retrouvait les siens avec plaisir et ne ménageait pas sa peine pour participer aux travaux de la ferme. Ses frères et sœurs se souviennent encore aujourd'hui de son entrain, de sa bonne humeur et de sa patience envers les plus jeunes d'entre eux.
La guerre fut une épreuve, à tous les sens du terme. Engagé avec son frère aîné dans la résistance, il fut amené à poser certains actes qui lui valurent la Croix de la Résistance et la médaille commémorative belges de la guerre 1939-1945 ainsi que la reconnaissance par l'État français de son état de combattant.
Après la guerre, il quitte le séminaire et vient travailler avec son frère aîné, à Nancy où il rencontre Odette Mochel, qu'il épouse le 11 avril 1953. De cette union naîtront trois enfants : Jacques, Serge et Patrice. Il aura la joie de voir l'un de ses fils devenir prêtre et quatre petits enfants naître dans les foyers de ses deux autres garçons. Il sera un époux attentionné, un père accueillant, dont le calme et la pondération ne cachaient toutefois pas une très grande sensibilité.
A Nancy il travaillera durant de nombreuses années à la Caisse mutualiste dentaire de
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Meurthe-et-Moselle, avant de devenir gérant de tutelle, fonction dans laquelle il put donner toute sa mesure d'attention à l'autre et d'écoute des personnes atteintes dans leur intégrité physique et psychique. Fidèle à ses origines, il revient chaque année, au mois d'août, en famille dans le Jura.
Admis à la retraite à l'âge de soixante ans, il partage son temps entre la lecture, les voyages en Europe en Israël et aux États-Unis. A partir de 1990, il perd progressivement la faculté de se déplacer normalement jusqu'à ce que l'amputation de la jambe droite le condamne au fauteuil roulant. Cette amputation constitua une épreuve dont il ne se remit jamais véritablement, en dépit de toute l'attention que lui prodiguait son entourage. En juin 2004, il doit accepter d'entrer en maison de retraite avec son épouse. L'adaptation à ce nouveau mode de vie est difficile mais bénéfique. Ses forces pourtant ne cessent de décliner et le 27 novembre 2005, au soir du premier dimanche de l'avent, Gustave Griffond nous précède sur le chemin de la rencontre avec Celui dont il disait, quelque temps avant sa mort : « Ce n'est pas nous qui allons vers lui, c'est Lui qui vient vers nous... ».
P. Jacques Griffond fils de Gustave Griffond
sapins de son Jura natal, il y restaure une demeure familiale.
A la retraite, il est bénévole au Secours Populaire et fait partie de plusieurs chorales. La maladie le frappe au début de 2004 ; avec une volonté et un courage admirables, il lutte deux années durant et s'éteint à la veille de Noël 2005.
Danielle Rollet sœur de Jean-François.
Marcel TEVENAZ
17 déc. 2005
« ...Sans H, sans é, avec un Z comme Zoé », c'est ainsi qu'il se présentait, avec un sens de la formule qu'on lui connaissait bien. Il naît le 6 juillet 1940, à Besançon, aîné de trois enfants. Il fréquente l'école Saint-Bernard - lors d'une de mes dernières visites à l'hôpital, il me disait encore la joie qu'il éprouvait à voir l'enseignement catholique inaugurer une nouvelle école St Bernard dans le quartier de St Claude...
A l'issue de l'école primaire, c'est la Maîtrise, puis Faverney. Et après le service militaire à Toulon, il entre à la Caisse d'Épargne, où il fera toute sa carrière, qu'il achèvera au poste de directeur d'agence. Il épouse Liliane et de leur union naît Estelle, qui à son tour, après son mariage avec Fabien, lui donne deux petits-enfants, Paul et Julie, qui lui faisaient oublier les tourments de la maladie. Mais les décès tragiques de son père et de son frère seront des événements douloureux qui lui laisseront des marques profondes.
En 1998, il part à la retraite et se consacre alors entièrement à ses activités associatives. Certes, il n'avait pas attendu ce moment pour donner de son temps aux autres ; mais il lui en restera peu pour lui alors : les Amis de Saint-Claude, la chorale paroissiale, la Débandade, les Anciens de la Maîtrise, dont il fut le trésorier, le Secours catholique et l'École catholique (Liliane, son épouse,
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Jean-François POIX
20 déc. 2005
II naît le 23 mai 1940. Après une scolarité primaire à Saint-Joseph de Pontarlier, en 1952, il entre à la Maîtrise et poursuit ses études à Faverney. Il rejoint ensuite les Pères du Saint-Esprit, où il prononce des vœux. Durant quelques années, il enseigne en Centrafrique et à la Martinique.
Retournant à la vie civile, il est responsable commercial pour la région Ouest chez COFRECO (Pontarlier) et s'installe successivement à Angers puis en région parisienne ; mais, resté très attaché aux
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Suite de la note sur Marcel TEVENAZ
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