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Biographie succincte de Gustave Griffond
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Gustave Griffond naît le 8 août 1923 à Chapelle des
des Bois, dans le Haut Doubs. Il est le second né au foyer de Camille et Cécile Griffond, dans une famille qui comptera dix enfants. Gustave restera, tout au long de sa vie, très attaché à son pays et à sa famille qu'il quitte, à l'âge de treize ans pour entrer au séminaire de Besançon.
Cet éloignement de ses racines, que sa formation en vue du sacerdoce rendait pourtant nécessaire, sera pour lui un véritable déchirement même s'il aimait évoquer les moments forts vécu à Besançon et à la maîtrise en particulier. A Besançon, Gustave a connu le bonheur d'un épanouissement intellectuel certain, la rencontre de camarades qu'il a appréciés mais il a aussi souffert, sans pouvoir ou oser le dire, de la faim. Quand arrivait le temps des vacances scolaires, il retrouvait les siens avec plaisir et ne ménageait pas sa peine pour participer à tous les travaux de la ferme. Ses frères et sœurs se souviennent, encore aujourd'hui, de son entrain, de sa bonne humeur et de sa patience envers les plus jeunes d'entre eux.
La guerre constitua une épreuve à tous les sens du terme. Avec son frère aîné, engagé dans la résistance, il fut amené à poser certains actes qui lui valurent l'attribution de la croix de la résistance belge et la médaille commémorative belge de la guerre 1939-1945 ainsi que la reconnaissance par l'état français de son état de combattant.
Après la guerre, il quitte le séminaire et vient travailler, avec son frère aîné, à Nancy où il rencontre sa future épouse, Odette Mochel, qu'il épouse le 11 avril 1953. De cette union, naîtront trois enfants : Jacques, Serge et Patrice. Il aura la joie de voir l'un de ses fils devenir prêtre et de voir naître quatre petits enfants dans les foyers de ses deux autres garçons. Il se montrera un époux attentionné, un père accueillant dont le calme et la pondération ne cachaient toutefois pas une très grande sensibilité.
Gustave n'oublie pas ses origines et revient, chaque année, au mois d'août, dans le Jura avec sa famille. A Nancy, il travaillera, durant de nombreuses années, à la Caisse Mutualiste dentaire de Meurthe et Moselle avant de devenir gérant de tutelle, fonction dans laquelle il put donner toute sa mesure d'attention à l'autre et d'écoute des personnes atteintes dans leur intégrité physique et psychique.
Admis à la retraite à l'âge de soixante ans, il partage son temps entre la lecture, les voyages en Europe, en Israël et même aux U.S.A. A partir de 1990, il perd peu à peu la faculté de se déplacer normalement avant que l'amputation indispensable de la jambe droite, en 2001, l'oblige à rester constamment dans son fauteuil roulant. Cette amputation constitua une épreuve dont il ne s'est jamais véritablement remis malgré toute l'attention que lui portait son entourage. En juin 2004, il doit accepter d'entrer en maison de retraite avec son épouse. L'adaptation à ce nouveau mode de vie est difficile mais bénéfique. Pourtant, ses forces ne cessent de décliner et, le 27 novembre 2005, au soir du premier dimanche de l'avent, Gustave Griffond nous précède sur le chemin de la rencontre avec Celui dont il disait, quelques temps avant sa mort : « Ce n'est pas nous qui allons vers lui, c'est Lui qui vient vers nous ! »
Jacques Griffond
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