Maurice BOLARD (20 07 1929 - 12 02 2010)
Les anciens Maîtrisiens, fidèles des retrouvailles, n'oublieront pas le regard
pétillant et le sourire un rien narquois de celui qui à la table de l'accueil leur accrochait leur badge et les saluait de sa voix
douce. Et l'émotion était grande de ceux, nombreux, qui l'accompagnaient pour une dernière prière, dans l'église de son village
natal, où se pressaient les amis de tous les cercles auxquels il avait appartenu.
Il était né le 20 juillet 1929, à Vernierfontaine, aîné d'une famille de trois enfants. Il avait d'abord fréquenté l'école communale
du village puis préparé le certificat d'études à l'institut St Joseph de
Besançon, avant d'entrer, en 1943, à la Maîtrise, où il fut élève durant cinq années, dont celles, lumineuses, du "Val Ste-Marie".
Mais, en 1949, il s'engage dans l'armée de l'air et part pour l'Algérie puis, en 1950, pour l'Indochine, où il fera deux séjours.
En 1962, il fonde avec Joceline une famille, qui comptera deux enfants. Le 1er décembre 1964, il quitte l'uniforme pour
entrer dans une société pétrolière. Cependant, bien vite, les grands espaces, les montagnes et les forêts du Jura lui manquent et
il revient au "pays", où, en 1967, le Crédit agricole lui confie l'agence du Russey.
En 1969, il s'installe avec sa famille au village de Morre et exerce à Clerval, avant de prendre en charge une agence bisontine,
où, en 1989, il achève sa vie professionnelle.
Avec la retraite, il entame une nouvelle tranche de vie. Il rejoint le chœur d'hommes les Chénestrels
au pupitre des ténors, assume des engagements paroissiaux (catéchèse, chorale, etc.), se passionne pour les longues randonnées
en montagne, les collections diverses, les voyages et, surtout, les vols en ULM.
C'est d'un homme engagé, attentionné, amoureux de la vie et d'un croyant à la foi gaie et profonde qu'une assemblée recueillie,
animée par deux anciens Maîtrisiens prêtres, a pris congé terrestre, le 15 février dernier, dans une célébration, dont les voix graves
et fraternelles du chœur des Chénestrels ont rehaussé la ferveur.
(Source : Est républicain)