LES TRAPPISTES AU VAL SAINTE-MARIE de 1834 à 1849
Pour ceux qui s'intéressent à l'histoire locale, deux documents existent sur ce sujet :
"Les trappistes du Val Sainte-Marie (1834-1849) par Patrick FRECHARD (1999) (extraits)
"Dom Maurice, Sous-Prieur du Val Sainte-Marie-Les-Malans, mort en odeur de Sainteté (1804 - 1842)
Par l'abbé Eugène Michel, curé de Plancher-Bas. (1937) (extraits)
Bref aperçu historique :
Les trappistes, à l'origine de l'abbaye du Val Sainte-Marie, ont eu une vie très mouvementée dans le passé.
Chassés de leurs différents couvents par la Révolution française, des moines se regroupèrent d'abord, en 1817, à Bellevaux,
ancien monastère cistercien fondé en 1119.
La révolution de 1830 détruisant leur monastère, ils se replièrent vers la Suisse, à Géronde, dans le Valais,
dans un ancien couvent des Carmes.
En 1834, la fonte extraordinaire des glaciers des Alpes causa des inondations qui ravagèrent tout le pays.
C'est alors,
qu'ils revinrent en Franche-Comté, et achetèrent la ferme du Roucheret, sur la commune de Malans, près d'Amancey.
De 1835 à 1840, la communauté compta trente quatre religieux, parmi lesquels cinq prêtres.
La situation financière de l'abbaye la laissait dans un état misérable. Aussi il fut décidé par les autorités de l'Ordre de transférer
les religieux dans un lieu plus convenable du diocèse. L'antique abbaye de la Grâce-Dieu, rachetée à cette époque, devint le nouveau lieu
des trappistes du Val Sante-Marie en 1849.
Pour finir, les trappistes ont à leur tour cédé le Grâce-Dieu à des religieuses cisterciennes de leur ordre et l'abbaye de Tamié a recueilli les religieux de la Grâce-Dieu