- Le 14 octobre 2007, a donné un concert en la chapelle du centre diocésain à Besançon avec le choeur de soprani, Gli Affetti, qu'il dirige .
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CONCERT DE NOEL 2008, Dimanche 30 novembre
Eglise d’ECHENOZ la MELINE
Avec :la chorale la Cantarelle,direction Isabelle NORMAND (par cœur même les chants en patois)
Quelques instrumentistes ,dont Henri Meunier,vielle à roue
L’orgue de la paroisse(Gonzalez 1976)
Une mise en place humble mais signifiante
Le choeur d'enfants les Polysons(I.NORMAND)
AU PROGRAMME
Des airs du folklore de nos campagnes,transmis par nos aïeux
Des variations pour orgue sur les mêmes airs ecrites par des compositeurs classiques :
Balbastre, d’Acquin, Dandieu, Corette
Un son continu qui traverse le temps et l’espace
De courts instants de silence que vous meublerez à votre guise
Et quelques surprises
Autres interventions :
Après Messiaen (2 février 2009), Mozart (16 février) Michel Gentilhomme a animé deux séances lundi 9 mars et lundi 23 mars à l'auditorium du Centre diocésain.
Audition et commentaires en répondant à deux questions : "Quelle musique pour quel texte ? Sacré, profane, comment se manifeste ce caractère en musique ?"
Au programme du 9 mars : extrait des Vêpres de la Vierge,
madrigal "Hor che'el ciel", extrait du Couronnement de Poppée de Monteverdi
Le 23 mars : Extrait de la messe dite de Notre-Dame,
motets et rondeaux de Machaut.
Commentaire de Michel à propos de Claudio Monteverdi :
"On tournerait le dos au Baroque en le réduisant à quelques images ou quelques fioritures, ou, si prenant pour religion la technique, on ne se prévalait que de notes inégales, ou d’instruments construits à l’ancienne.
C’EST BIEN AUTRE CHOSE
C’est d’un état d’esprit qu’il s’agit, une conception globale de l’humain, un humanisme en somme, amené par celui bien connu de la Renaissance.
Ici, on exhibe les sentiments, on met en avant les passions humaines, jusque dans les relations du croyant avec son Dieu. Les auteurs-poètes musiciens, peintres…font partager leurs émotions diverses et contrastées. Ils racontent l’homme, son vécu, ses problèmes (comme on dit aujourd’hui).
La musique suggère, elle est le témoin des passions, mais aussi s’en fait le véhicule.
De ce baroque quel visage nous donne Monteverdi ?
Quel message, de la polyphonie sacrée au style concertant, du madrigal à l’opéra, pouvons nous entendre chez cet auteur phare ?
Nous écouterons, avec quelques commentaires, des madrigaux, des extraits du VESPRO, de l’INCONONAZIONE."
AUTRE CONCERT :
FETE de la MUSIQUE
FETE de l'été
FETE de L' ORGUE
En l'église de MORRE Le dimanche 20 juin, à 15:00 et 17:00
•on pourra écouter des musiques qu'on appelle baroques, et d'autres qui ne sont pas moins originales.
* on pourra rencontrer, venus de l'histoire: Haendel, Arauxo, Scheidt, Canali, Dornel, Couperin, Zipoli, Grandi, Monteverdi, Bach et bien d'autres...
-à 15:00 l'ensemble lyonnais Floriano Canali -à 17:00 l'orgue positif de Michel Gentilhomme et quelques partenaires, artistes de l'instrument ou
de la voix
* on pourra librement entrer, et gratuitement, et s'en aller quand on veut.
* on repérera, en sortant, le chapeau pour participer aux frais ( déplacements, accord de l'orgue , organisation, etc...)
* prochain concert de l'orgue: à l'automne, vers octobre.
Vive diu felix
Michel Gentilhomme
4 rue du Vieux Bourg
25660 MORRE
Michel Gentillhomme et les Heures musicales de Morre
Pour Michel Gentilhomme, on le sait, « nulla dies sine musica ». Et, dans l'église de Morre, la musique est au rendez-vous des fêtes et des saisons,
offerte avec générosité à tous les amateurs et les "gourmets" des communes voisines. Fête de l'été et fête de l'orgue, Michel Gentilhomme « déplie
la musique ». Et « à la sortie, on peut déposer son obole dans le chapeau. sans faire de bruit, à la mesuree de son contentement » !
Quand Michel Gentilhomme se met au clavier...de l'ordinateur, et que le musicien se fait écrivain
Par chez nous...
"EN TROLANT PAR CHEZ NOUS
Magique, la comté!"
« Ce sont quelques réflexions sur mes racines, une sorte d'hommage, un hymne à ma région, à partir de souvenirs, d'impressions, de sensations bien ancrées dans la mémoire . que je rassemble pendant qu'il est encore temps !
Ces souvenirs et ces impressions, Michel Gentilhomme, avec une élégante humilité, les dédie à ses «frères et sœurs »... Mais ces images et ces sonorités qui « remontent à la surface » trouvent résonance familière chez tout lecteur, qui « en vieillissant » se fait volontiers « Quelque peu pèlerin »
A travers quelques feuilles...
La ligne
Ho ! Qu'est-ce que tu vas trôlerpar Ici au travers ?
Dans les années 30, nous sommes des usagers du PLM : chaque été, nos parents nous emmènent à Longemaison, pour y louer un gîte de vacances, après le 31 juillet, date qui marque la fin de l'école, le début des vacances. On chante : « Gai, gai l'écolier, c'est demain les grand' vacances... gai, gai, c'est demain que j'partirai... »
De chez nous, on descend à la gare avec tout plein de valises, pour prendre le train de Morteau. Ce trajet, encore aujourd'hui, me semble familier : je reconnais, le long des voies, les talus variés, dont certains sont inchangés depuis un siècle, le défilé des gares dont nous énumérions la liste - litanie cantillée - mais dont beaucoup, aujourd'hui, sont vides et murées ou mises en location. Je revois aussi les ponts, les passages à niveau avec la manivelle à main, villages et murgers, cultures et gouillets, scieries et stocks de planches, abris à vaches, champs d'avoine ou de blé....
Longemaison
Et voilà ! c'est l'arrivée à la maison qui sera pour les vacances notre demeurance...
A peine arrivée, voilà notre maman qui fait unefrelée dans la cuisinière avec des ételles. Ah ! la bonne odeur de sapin qui s'enflamme joyeusement !
Dehors, c'est la symphonie des cloches de vaches. Chaque bête a la sienne. On les entend sonner, quand elles rentrent pour traire, ou à la tombée du jour quand tout est calme, vraie nappe musicale : ça tinte, ça carillonne, c'est grebi de rythmes variés et de puissants clusters. Polyphonie ambulante, c'est merveilleux ! Haut-Doubs magique !
Et quel bonheur, à 13 ans, d'accompagner les vaches à la fontaine, de tenir les rênes de la jument demi-sang, qui fait tinter son collier de greuillots quand elle prend le trot !
Et nos vacances se passent, paisibles à Logemaison, en attendant d'y raller l'an prochain.
* * *
Tant d'images et d'émotions, bien à l'abri dans le "disque" dur de la mémoire de mon cœur, je les déverrouille aisément, lorsque je m'en vas trôlant par chez nous ! C'est encore plus intense aux Cernonniers, avec l'accueil chaleureux de l'Odile, qui nous reçoit si bien ! Dès qu'on met la main sur la clenche pour actionner la tiquelette, ce qu'on entend, c'est le son d'une serrure qui rit....
L'odeur des graminées exhalée par le foin ou le regain coupé, fait resserrer les mailles du souvenir. Le poêle est un havre de paix, le tuyé aux murs refroidis se souvient du goût du feu éteint depuis peu, à côté de la cuisine où le fourneau claire toute la journée....
Et dans la chambre haute, avec vue imprenable sur herbes et sapins, le piano s'entend à merveille avec le silence immobile, pour créer le rêve...
Michel Gentilhomme, vagabond mal gaupé
Voir dans le bulletin du printemps 2009 : son long et captivant entretien